J’ai remarqué que de nombreux films francophones mettant en avant des Maghrébines en tête d’affiche semblent souvent promouvoir une ou plusieurs idéologies, notamment celle de l’anti-patriarcat. Et franchement, ça commence à me fatiguer. Ce que je recherche dans le cinéma, c’est avant tout le divertissement, pas un prisme idéologique.

Depuis des décennies, ces films se sont éloignés de l’objectif de divertir pour adopter une approche propagandiste, cherchant à déconstruire des aspects du conservatisme culturel des sociétés nord-africaines. L’objectif est clairement de sensibiliser, mais à quel prix ? Ces productions ne se contentent pas de raconter des histoires ; elles essaient de transmettre des messages souvent clivants.
Dans le cinéma anglophone, une approche différente est adoptée. On y retrouve cette idée de « vivez comme vous voulez », sans forcément chercher à imposer une morale. Mais dans le cinéma français, et plus largement francophone, les films centrés sur les femmes maghrébines semblent presque systématiquement associés à un agenda social ou politique, ce qui n’est pas toujours bienvenu, surtout quand ça empiète sur la paix sociale.
Certains scandales en France, comme les disparitions de jeunes femmes ou les inégalités persistantes, montrent que la condition des femmes n’est pas idéale. Face à ces drames, on se demande pourquoi certains films français se permettent de donner des leçons à des sociétés qui, elles, vivent encore dans une certaine harmonie.
On pourrait croire que le cinéma français se positionne en donneur de leçons faute de pouvoir rivaliser avec la puissance de films américains comme Interstellar, Gladiator, ou 12 Years a Slave. Personnellement, j’aurais aimé voir des films qui célèbrent la richesse historique de l’Algérie : ses rois, reines, corsaires, résistants à la colonisation. Mais sans arrière-pensée idéologique. Les femmes algériennes ont déjà leurs droits, et il n’est pas nécessaire d’en faire davantage en essayant de pousser une vision occidentale de la société.
Ce que je souhaite, c’est un cinéma qui divertit, tout en offrant des récits inspirants et divers, qu’ils soient basés sur des faits historiques ou des fictions captivantes, mais sans agenda caché. Après tout, le cinéma français, avec près de 800 millions d’euros de subventions annuelles, devrait viser à divertir un large public, mais il faut avouer que seulement 2 % des œuvres produites par cette industrie sont réellement rentables. C’est une réalité qui interroge sur la direction que prend ce cinéma.

Je nourris une passion pour l’histoire, la culture et les découvertes. En plus de mes récits, je partage aussi des photos et des vidéos de mes voyages.

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